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Quelques unes des paroles qui ne sont pas du Kufr

Question: Un auteur qualifie de kufr (blasphème) les paroles suivantes. Qu’est-ce vous en dites?
​REPONSE

Si d’après une parole ou un acte provenant d’un Musulman, nous déduisons cent choses et que 99 de ces choses mentionnent un blasphème et qu’une seule montre que cette personne est Musulmane, on doit chercher à comprendre cette chose et ne pas qualifier d’infidèle cette personne. Accuser un Musulman d’être infidèle, vouloir sa mécréance est du kufr. C’est pourquoi, il faut éviter à cause d’une parole ou d’un acte d’un Musulman, qui est susceptible d’être interprété, comme étant du blasphème. Citons quelques exemples de paroles et d’expressions:

Dire à quelqu’un ‘Tu es sans Dieu:
On emploie cette expression pour désigner une personne sans foi, ni loi, sans pitié. C’est pourquoi ce n’est pas du kufr.

Le juge des juges:
Cette expression n’est pas non plus du kufr. Le juge des juges, c’est la cour suprême de justice. Avant on disait la Haute Cour Nationale, mais aussi la Haute Cour de Justice. Cela revient à dire, le juge des juges. Il est aussi permis d’employer le mot Padicha (Roi) en parlant de Allah. On peut même dire pour Allah, le Padicha des Padichas (Le Roi des rois). Il n’y a aucun inconvénient à dire pour l’un des sultans Ottoman, c’étais le padicha des padichas.

Allah sait que cela est ainsi, Allah est témoin que j’ai fait cette chose:
Il n’y a aucun mal à dire; Allah sait qu’il a fait cela. Si réellement, la personne a fait cela. De même, il n’y aucun mal à dire au sujet d’une chose qui a été accomplie; “Allah est témoin”. Mais, on ne doit pas faire de Allah, un faux témoin. De toute façon, le Musulman n’emploierait jamais une telle expression dans ce sens au sujet de Allah. Il est inconvenant de soupçonner le Musulman et de chercher des sous-entendus blasphématoires dans chacun de ses paroles.

Rendre à César, ce qui appartient à César:
Cette expression n’est pas du kufr. Tout comme l’opprimé, l’oppresseur aussi à des droits. César aussi a des droits. Les infidèles aussi ont des droits?

Dire; “La souveraineté appartient sans condition au peuple”:
Est-ce que cela serait faux, si quelqu’un disait; “Emettre et proclamer des lois incombe de manière inconditionnelle au Parlement Suprême du Peuple Turc”? De même, il n’y aucun mal à dire, qu’untel dirige le pays, promulgue des lois et fait autorité dans ce pays.

Dire; Est-ce que tu es Dieu?:
Si quelqu’un dit à un autre; “Je t’interdit cette chose”, et que l’autre rétorque: “Tu n’es pas Allah”, celui qui répond cela, ne deviendra pas infidèle. S’il voulait dire par-là, tu n’as aucune autorité, tu n’es qu’une pauvre créature, on ne peut pas le qualifier de mécréant?

Attendre et demander de l’aide à un autre que Allah:
On a tous besoin de l’aide de quelqu’un. Il est permis de demander l’aide de tout le monde, mort ou vivant. L’esprit ne meurt pas. Allahu Téâlâ secours aussi bien les vivants que les morts. L’esprit de Hidhir aleyhissélam vient en aide des esprits chagrinés et désespérés.

Dire: “Le docteur m’a sauvé la vie”, “si je n’avais pas freiné je serai mort’', ce médicament m’a guéri”:
Ces expressions ne font pas non plus partie du blasphème. C’est comme dire; ‘ce repas m’a repu’. C’est-à-dire, Allahu Téâlâ m’a rassasié au moyen de ce repas. Allahu Téâlâ a fait du médicament un remède pour notre malade. De même, IL a fait du chirurgien qui nous a opéré notre sauveur. Il est dans la coutume de Allahu Téâlâ de créer les choses par l’intermédiaire des causes.

Dire; “Est-il pensable de se révolter contre l’Etat?, on est impuissant face à lui:
Y’a-t-il une parole plus censée que cela? Où est le blasphème dans cette parole? Lors d’une bagarre, si l’un des deux, dit; il est peut-être plus fort que moi, s’il me cogne, il pourrait me tuer! Est-ce que cela serait du kufr? C’est certes Allahu Téâlâ qui tue et crée toute chose, mais IL a relié toute chose à une cause. Nous savons tous que c’est Allah qui ôte la vie, c’est pourquoi il est permis de dire, un tel à tué un tel.

Egorger un Qourbane au nom d’un autre que Allah, faire l’adak (le voeux) pour un autre que Allah:
Il ne faut pas mélanger ce qui est fait comme adoration et ce qui est pour offrir. Un musulman n’adore personne d’autre que Allah. Si c’était le cas, il ne serait pas musulman. Le sacrifice du Qourbane et l’adak sont des adorations (ibadat). Les ibadats ne se font que pour Allah, pour gagner Sa satisfaction. Il existe de nombreuses façons de gagner Son agrément. Il n’est pas haram d’égorger une bête pour l’offrir à manger à un invité ou un notable homme d’Etat qui nous rend visite. Car, il est méritoire d’offrir à manger aux invités, c’est une sounna du Prophète Ibrahim aleyhissélam. [Bezzaziye]

Il est aussi licite d’égorger un animal lors d’un lancement des fondations d’une construction, lors d’une guérison après une maladie. On offre la viande aux pauvres. [Hamevi]

Il est aussi permis de faire l’adak, faire le voeux de sacrifier un animal pour Allah, si notre desiderata (voeux, souhait) a été accepté. [Bahr-ur-râik]

Faire un adak pour un saint lié à une condition, c’est implorer Allahu Téâlâ par le biais d’une personne bénie, tout en se considérant comme une personne qui se sent honteuse pour demander à cause de ses péchés. Nous avons vu de nombreux cas de personnes qui ont vu leur prière acceptée en ayant fait le voeux suivant: (Si mon malade guérit, je fais le voeux d’égorger un mouton au nom de Allah, en offrant la récompense à hazret-i Seyyidet Nefise). Dans le cas présent, on sacrifie un mouton pour Allah, dont on offre la récompense aux awliyas, qui par l’intermédiaire, en l’honneur de Son bien-aimé, Allahu Téâlâ guéri le malade, dissipe les ennuis et écarte les malheurs.

Parler des jours et nuits religieux:
Parce que les Salafi sont contre les jours et les nuits bénis, tels que: [le Mawloud, Bérat, Régaib], un auteur s’attaquent aussi à ces jours. Les jours et les nuits du Vendredi, des fêtes (bayram) et des kandil sont des jours et des nuits bénis. C’est Allahu Téâlâ qui accorde de la valeur à ces jours et nuits bénis. Les Prophètes aussi sont des êtres humains. Mais, Allahu Téâlâ les a privilégiés par rapport aux autres hommes en leurs octroyant un statut spécial. Comme on ne peut pas demander à Allah pourquoi IL les a distingué des autres gens, on ne peut pas non plus dire pourquoi, IL a distingué certains jours et certaines nuits des autres en leur accordant une importance particulière. C’est parce que Allahu Téâlâ à immensément pitié de Ses créatures, qu’IL a valorisé certaines nuits et certains jours, IL a en outre fait savoir qu’IL accepterait les invocations et les repentances faites pendant ces nuits. Allahu Téâlâ a créés ces jours et ces nuits pour encourager ses adorateurs à la dévotion, aux adorations et à la pénitence.

Dire; Religion et dounya (monde) sont deux choses différentes :
Dans les livres religieux il est écrit que la religion et la vie terrestre sont différentes. Suivant l’interprétation du Qour’an-i kérim, il est dit:
( Allah étend largement Ses dons ou [les] restreint à qui IL veut. Ils se réjouissent de la vie sur terre, mais la vie d'ici-bas ne paraitra que comme une jouissance éphémère en comparaison de l'au-delà.) [Er-Rad: 26]

( Quiconque désire les bienfaits de la vie future, Nous lui accorderons. Quiconque désire les bienfaits de la vie présente, Nous lui en accorderons de [ses jouissances].) [Achoura; 20]

Selon l’interprétation des Hadis-i chérif:
“Le pire des hommes est celui qui mêle les intérêts de la vie présente à sa foi (celui qui utilise sa religion pour acquérir des biens mondains). [Ibn Asakir]

“Excepté celui qui craint Allahu Téâlâl, il suffit comme préjudice à l’être humain d’être montré du doigt pour sa foi et ses affaires mondaines.” [Beyhaki]

“Vers la fin des temps, l’homme ne pourra préserver sa foi et ses affaires que par l’argent.” [Tabérani]

“Sera considéré comme reconnaissant envers son Créateur, quiconque suivra quelqu’un qui est supérieur à lui dans la foi, et celui qui louera Allah, en voyant quelqu’un de plus pauvre que lui.” [T.Gafilin]

Hazret-i imam Rabbani a dit: “Récitez 500 fois par jour; ‘La hawlé véla Qouwwata illa billah’, et vous serez préservé des dommages de la foi et de la vie.”

Dire; la politique et la religion sont deux choses différentes:
Ceci est pareil que de dire; la religion et la vie terrestre (dounya). La politique est une conception ou théorie qui consiste à conduire et gérer les affaires de l’Etat. Ceux qui considèrent leur politique comme une religion, veulent dire qu’on ne peut séparer notre politique de la foi. Certes, la religion est séparée de la politique. Il est dit selon l’interprétation des Hadis-i chérif suivants que:
(Allahu Téâlâ a enseigné à Adem aleyhissélam, mille métiers (artisanat) et lui dit: “ Que tes enfants et ta descendance gagnent leur subsistance à travers l’un des ces métiers, qu’ils ne fassent surtout pas de leur foi un moyen de subsistance, malheur à ceux qui utilisent la religion pour des intérêts mondains!). [Hakim]

(Quiconque étudie la religion pour des profits mondains, ou qui échange sa science contre de l’argent, revêtira une chemise de feu le jour du jugement.) [Deylemi]

Dire; les gouts et les couleurs sont dans la nature:
Il est évident qu’on ne pas discuter sur les gouts et les couleurs. On a tous nos préférences. Il n’y a ici aucun lien avec le blasphème. Même si quelqu’un boit du vin, joue au poker, se balade nu et dit ensuite; “ceci est mon plaisir, ne vous mêlez pas de cela”, cette parole ne serait pas du kufr. Car, il ne dit pas que le haram est halal. Il ne s’en prend pas à l’Islam, mais à ceux qui sont en face de lui. Si quelqu’un s’en prend et critique l’Islam, c’est qu’il n’est pas Musulman, pourquoi voulez vous qu’il tombe dans le kufr? Quiconque est déjà dans le blasphème ne peut tomber dans le kufr.

Dire; Ceci est ma vie privée, personne n’a le droit de se mêler de la vie privée, on est en démocratie:
Pourquoi est-ce du blasphème, de dire: “ceci est ma vie privée, ne vous en mêlez pas”? Si quelqu’un dit; “je bois si je veux, je joue aux jeux comme je le veux, ceci est ma vie privée”, cette parole n’est pas du kufr. Cela serait du kufr, s’il approuve ces choses comme étant licites (halal). Chez les Moutazila et les Salafites, on considère les actions comme faisant parties de la foi, c’est pour cela, qu’ils qualifient de kafir ceux qui commettent des péchés.

Dire; Nous avons vu cela de notre père et de nos anciens ainsi:
Quel rapport avec le kufr? On peut apprendre de bonnes choses et de mauvaises choses de nos anciens. Même si on disait; nos anciens buvaient de l’alcool, jouaient aux cartes (poker), cela n’aurait aucun lien avec le blasphème. Ici il n’est pas question de considérer le haram comme étant halal.

Dire; “La religion dit comme cela, mais...” ou “tu as raison, mais..”:
L’auteur de cette parole ne renie pas la foi pour que cela soit un blasphème. Les paroles suivantes d’un pécheur qui dirait: “La religion ordonne de donner la zakat, mais moi, j’aime tellement l‘argent que je n’arrive pas à la donner”, La religion ordonne de jeûner, mais moi, je n’y arrive pas. La religion ordonne de ne pas boire de l’alcool et du vin, mais moi, je n’arrive pas à m’en défaire à cause de mon addiction”, ne sont pas du kufr. Car, il n’y pas ici la négation de la religion, ni affirmation comme halal de ce qui est interdit (haram).

Dire; “Il n’y aucune porte qui résiste à l’argent”:
Cette expression signifie qu’avec l’argent on peut faire beaucoup de chose. C’est pourquoi, il est dit selon l’interprétation du Hadis-i chérif suivant: (Vers la fin des temps, les gens auront plus besoin d’argent . Car, à cette époque, l’homme ne pourra protéger sa foi et ses biens qu’avec de l’argent). [Tabérani]

Accomplir une adoration par ostentation ou pour un quelconque intérêt mondain:
Le Musulman ne pratique ses adorations que pour Allah. Il se peut l’ostentation (riya) se mêle aux adorations (ibadats). On ne peut pas qualifier de blasphème une adoration mêlée d’ostentation. Il n’est pas non plus du kufr de faire une adoration en contre partie de quelque chose. Par exemple, si quelqu’un décide d’aller au hajj pour gagner de l’argent en ramenant de la marchandise à bas prix. Il n’aura aucune récompense pour son adoration, mais on ne peut dire que ce qu’il a fait c’est du kufr.

Dire; Il combat avec Azraël:Cela veut dire qu’il agonise. Ici on ne dit rien de mal sur Azraïl aleyhissélam. Ce serait un blasphème si on dénigrait les anges.
Mais ici, ce n’est pas le cas.

Dire; Fanatique religieux:En règle générale c’est une parole employée par les athées pour critiquer les Musulmans. Que cette parole soit employée par les incroya
nts, cela ne change rien pour eux. Mais, si c’est un Musulman qui le dit au sujet d’un autre Musulman, cela ne sera pas un blasphème. Cela signifie que la personne à qui on dit cela, est un Musulman qui est fortement attaché à sa religion. Notre religion interdit l’excès dans la foi. Par exemple, notre cher Prophète aleyhissélam a déclaré: “ Certes la religion est facilité et personne n'est dure dans la religion sans qu'elle ne prenne le dessus sur lui (*)”. [Nesaï]

(*)C'est à dire qu'il ne convient pas que la personne ne s'impose comme adorations plus qu'elle ne peut supporter.

Paroles insouciantes:
Question:
Il existe sur le marché plusieurs ouvrages sur les paroles blasphématoires. Selon ces écrits personne ne peut demeurer Musulman. Je vous envoies quelques uns de ces livres. Pouvez-vous les examiner et nous éclairer à ce sujet?
REPONSE
Dans certains de ces ouvrages qui sont mis en vente, ils ont qualifié de kufr des paroles, alors qu’elles ne le sont pas. Examinons à présent ces dites-paroles:
Quiconque dit: (Même si le fils de Allah venait, il ne pourrait pas faire cela. Avance Allah, avance.. mange Allah mange,... dort Allah, dort ), devient infidèle. Il est évident que, dire; Le fils de Allah, Allah ne peut pas faire ceci et cela.., c’est du kufr. Mais les paroles suivantes n’ont aucun lien avec le blasphème. Car, celui qui prononce ces phrases, ne veut pas insinuer que Allah marche, boit et mange. La première expression est employée pour dire que la route est longue, interminable. Certes il est incorrecte d’employer le nom de Allah dans les chansons au milieu de telles paroles. Mais, ce n’est pas du kufr. La définition du kufr est fixée par les quatre sources de la religion. En dehors de cette définition, il n’y pas de kufr. C’est très dangereux de qualifier d’infidèle tout le monde. Il est rapporté d’après le hadis-i chérif que, quiconque désigne un Musulman comme mécréant, devient lui-même athée.

On dit que quiconque dit: ( Le plus grand c’est le PSG, il n’y a pas plus grand), devient incroyant. Quel est le rapport avec le kufr? Cela signifie que le PSG est le meilleur de son groupe, qu’il n’y pas de meilleur club de foot. On peut multiplier les exemples. Cela ne veut pas dire, hacha, qu’il est plus grand que Allah. Il est très incorrecte de chercher une telle signification. C’est vraiment déplacé d’accuser les gens de mécréant à cause de telles paroles.

On entend dire: ( Il est très erroné de dire que la religion islamique est une religion de raisonnement et de logique). Utiliser cet argument est faux. Car, dans plusieurs endroits du Qour’an-i kérim, on peut lire des expressions telles que: “Ne réfléchissez-vous donc pas? Ne raisonnez-vous donc pas?” Notre cher Prophète aleyhissélam a dit: (La foi de la personne est à la mesure de son intelligence. Celui qui n’a pas de raison, n’a pas de foi.) [Ebu Cheykh]

(Ce qui maintient l’homme debout, c’est sa raison. Quiconque n’a pas de raison, n’a pas non plus de religion.) [Beyheki]

(Etre doué de raison, est source de joie dans les affaires religieuses.) [Ibn Asakir]

(Quiconque a une raison déviée, sa foi le sera aussi.) [Taberani]

(Celui qui est doué d’intelligence est sauf.) [Buhari]

(La raison fait partie de la foi.) [Beyheki]

L’Islam est une religion de transmission et conforme à une intelligence saine. Dans la religion, la raison est capitale. Cependant, celui qui ne se fie qu’à son raisonnement et ne jure que par lui, est appelé philosophe. Le savant islamique est celui qui se fie à son raisonnement dans la mesure de ses limites et expose la vérité sous la lumière de l’Islam à sa raison. La raison, l’intelligence est comme l’oeil. L’Islam est comme la lumière. L’oeil ne peut discerner les objets dans le noir. Pour que l’oeil voit, il a besoin de lumière. C’est dans ce sens que Hazert-i Ali a dit: “ Si la foi avait été uniquement basée sur le raisonnement et l’appréciation personnellement, il aurait fallu madéfier la partie inférieure du mesh (khouff, chaussette en cuir) et non le dessus”.

On dit, quiconque dit: ( “Quelle malchance!, quelle mauvais destin”, “Il a changé le cours du destin du pays”), devient athée. Les savants islamiques disent que: “Tout le destin, bon ou mauvais, heureux ou malheureux, provient de Allahu Téâlâ. Car, la destiné est l’ensembles des choses connu créées par Allahu Téâlâ. Si une personne qui a des ennuis dit: “Quel Malheur d’avoir un destin pareil, misérable destin ou cela fait partie de ma malchance”, il n’y a aucun mal à dire tout cela. Car, le bien et le mal proviennent de Allah. Mais, il est incorrecte de dire: “Cet homme à changé le cours du destin”. Personne ne peut interférer dans le destin de Allah. Il y en a aussi qui disent: “Celui qui se suicide, change le destinée de Allah”. Ce sont des paroles d’ignorants, qui ne savent pas ce qu’est le destin.

( Soit disant certains Musulmans diraient: (On ne rentre pas au Paradis avec les adorations, il faut un coeur pur, car, Allah regarde le coeur), et l’on accuseraient ces Musulmans de ne pas être croyants. Il est incorrecte d’accuser tous ceux qui disent de telles choses. Car, notre cher Prophète aleyhissélam a dit: “Personne ne rentrera au Paradis par ses adorations”. Car, même si toutes nos adorations étaient acceptées, elles ne compenseraient pas la reconnaissance d’un de nos yeux. On rentre au Paradis par la Grâce et la faveur de Allahu Téâlâ. Il est indispensable d’être croyant, mais aussi de pratiquer les adorations pour accéder aux faveurs et à la Grâce. Une personne peut pratiquer autant qu’elle veut les adorations, mais elle ne doit pas se voir à cent pour cent au Paradis en comptant sur ses adorations. Le devoir du serviteur est d’adorer son Seigneur. Selon l’interprétation (le méal) du Qour’an- el kérim, il est déclaré: Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent.” Il n’y a aucun mal à dire,’ il faut un coeur pur’. Car selon l’interprétation du Hadis-i chérif, il est dit: “
(Si le coeur est corrompu, tout le corps aussi le sera.) [Beyheki]

(Allahu Téâlâ ne regarde pas votre apparence, vos biens [situation financière, statu, vos bonnes actions], IL regarde vos intentions.) [Muslim]

Allahu Téâlâ regarde dans les coeurs la sincérité (ikhlas) et la crainte de Lui. Pour que les adorations et les bonnes oeuvres soient agréées, c’est-à-dire récompensées, il faut qu’elles remplissent les conditions et soient accomplies avec une intention sincère (ikhlas). En résumé, pour que les adorations soient acceptées, il faut qu’elles soient faites en recherche de l’agrément de Allahu Téâlâ.

Dire: “La loi d’Archimède, la loi de Newton endommage la foi”. Allahu Téâlâ a créé dans l’univers plusieurs harmonies. IL a donné à l’eau la propriété de poussée. Accorder le nom de celui qui a découvert cette découverte n’a rien à voir avec le blasphème. On ne dit pas que c’est Archimède qui donne le pouvoir à l’eau de pousser. Il est simplement dit que c’est Archimède qui est l’auteur de cette découverte.

Dire: “C’est un ragot infondé de dire, lire le Qour’an est très dur”. Il est certes compliqué de lire pour quiconque ne sait pas lire. Les langues étrangères sont dures pour certains, comme le sont les mathématiques pour d’autres. Ce qui est compliqué n’a rien à voir avec le faux et le kufr.

On dit que, celui qui dit; “Prions d’abord ensuite nous boirons tranquillement notre thé (ou notre café)”, aura une fin très triste. Quel mauvais raisonnement est-ce là! Cet homme démontre seulement l’importance de la prière, il veut dire ceci: “Faisons d’abord notre prière, pour ensuite apprécier notre thé, car, la crainte de retarder, voire de louper la prière, empêche d’apprécier cette pause café”. Où est le mal dans la parole de cet homme? Nos savants disent qu’il n’y a aucun bien dans ce qui est une entrave à la prière. Il faut d’abord accomplir la prière dès son heure arrivée, ensuite vaquer à ses autres occupations.

On dit; “L’Islam est un tout, seul celui qui l’accepte entièrement est un Musulman”. Cette parole mérite une explication. Ceci est vrai dans la croyance (aqida), mais ce n’est pas ainsi pour les actes. Il est totalement absurde de dire; “Soit tout, soit rien”, c’est-à-dire; “soit tu appliques tous les commandements de notre religion, et tu t’abstiens des interdictions soit tu ne fais rien de tout cela”’. On ne va pas commettre les autres péchés, parce qu’on en commet quelques uns. Hazret-i imam Rabbani a dit: (C’est un énorme bienfait de se repentir de tous les péchés et de tous les éviter. Si on n’y arrive pas, c’est aussi un don de se repentir pour certains des péchés. Peut-être qu’avec la bénédiction de ceux-là, il sera pas possible de se repentir pour tous. Si on ne peut pas posséder une chose entièrement, on ne doit pas non plus la délaisser totalement”.)

On vilipende ceux qui disent: “On doit cacher les adorations, les péchés aussi”. Alors qu’il est déclaré dans le Hadis-i chérif: (Quiconque dissimule son péché sur terre, Allahu Téâlâ cachera ce péché de tous, le jour du jugement.) [Muslim]

Cela fait parti de la décence de cacher, par pudeur, son péché des autres. La pudeur fait partie de la foi. Si l’on ne cachait pas le péché, cela encouragerait les autres à pécher. Ils se diraient; “Untel commet ce péché, quel mal y’a-t-il si je le fait?”. Il est permis de cacher les adorations pour éviter le riya (l’ostentation). C’est pour cela qu’on a dit: “On doit cacher les péchés, comme on cache l’adoration”. La plupart de ces adages repose sur un hadis-i chérif. Il est dit que: (Quiconque revête le vêtement de la pudeur, ses outrances seront dissimulées. Accomplie les choses plaisantes à entendre! Et écartes-toi des choses qui déplaisantes à entendre!).

On dit: (Il y a des gens qui n’acceptent pas les enfants dans les mosquées. Il ne faut pas transformer chaque cour de mosquée en un jardin pour enfant. Il n’y a que des bienfaits dans l’architecture, la littérature et la musique des mosquées. Ne privons pas nos enfants de ces bienfaits.) Alors, que même si l’enfant ne cause aucun dommage, il est makrouh d’emmener les petits enfants à la mosquée. Il est haram d’emmener des petits à la mosquée, s’ils causent du désordre ou salissent la mosquée. Selon l’interprétation du Hadis chérif, il est dit: (Ne laisser pas entrer les petits enfants et les fou.) [Ibn Maja]

Quiconque dit que que la musqiue est halal, sera mécréant. Car, la musique est haram.

On dit: (Dire; je suis ignorant, c’est approuver la période de l’ignorance.) Alors que notre cher Prophète aleyhissélam a dit: “Quiconque prétend être un savant, est un ignorant”. [Tabérani]

Hazret Chabi a dit: (Dire, je ne sais pas, quand on vous pose une question, avouer son ignorance, c’est la moitié de la science. La récompense accordée à quiconque se tait pour Allah, sur un sujet qu’il ignore, n’est pas moins que celle accordée à celui qui donne la réponse. Car, il est très difficile au nafs d’accepter, d’admettre son ignorance. L’imam Ghazali lors de l’explication du deuxième degré du tawakkul dit ceci: ( La foi c’est attester par le coeur au sens du mot Tawhid. Cette croyance se fait soit en entendant ou en voyant les autres. La foi des ignorants comme nous est de cette nature. Ou alors, la foi se fait sur des preuves et la démonstration intellectuelle. Une telle foi, est celle des savants religieux et des maitres de la science religieuse de l’Islam.)

Un sage a dit: (Quiconque se montre tolérant envers nos mauvaise paroles, offre à celui qui demande et ne prête pas attention à nos ignorances, sera notre effendi (maitre).) Dire; “je suis un ignorant”, n’a aucun rapport avec l’expression;” je suis à l’époque de la croyance obscurantiste.”

On dit que c’est une erreur de dire: (Le célibat est une vie de roi). Aux premières heures de l’Islam, on conseillait de se marier. Notre cher Prophète (sallallahu aleyhi ve sellem) a dit: “Le mariage fait partie de ma sounna, celui qui ne suit pas ma sounna, ne fait pas partie de moi.” Mais, cette situation a changé vers la fin des temps. Car, selon le hadis chérif rapporté par Ebû Yala, notre cher Prophète (aleyhissélam) a dit: “Deux siècles plus tard, le meilleur d’entre vous est celui qui est hafifulhaz”. Lorsqu’on lui demanda ce qu’était hafifulhaz, il leur répondit: “C’est celui qui ni femme, ni enfant”. Les éminents savants, tels que; Bishr-i Hafi, Bayezid-i Bistami, Ebul Huseyn Nouri et [Rabia-i Adwiyya] étaient tous célibataires. Ce noble hadis montre qu’il existait parmi ceux qui vécurent deux siècles après l’Hégire, de tels éminents et honorables personnages. [Ihya]

Hazret-i Ebû Suleyman Darani a dit: “Il est plus aisé de supporter le célibat, que de supporter les problèmes de sa famille, de se plier à leur tracas ou d’endurer les flammes de la géhenne.)

On dit: Dire: ( Le temps s’est gâté), c’est se plaindre de Allah. Car, il y a un hadis-i kudsi qui dit: “Quiconque insulte le temps m’aura froissé. Je suis le temps.” Il parle ainsi comme si le mot temps, comportait un seul sens.

Voici quelques uns des nombreux sens du mot temps:
1- il peut vouloir dire; l’heure. Le temps va.
2- Il peut vouloir dire; Epoque
s où, un jour viendra où vous me comprendrez.
- L’instant. Dans le sens de; il a marché un instant puis, il s’est arrêté.
5- Les saisons. Dans le sens de; C’est la saison des récoltes.
6- Le temps dans le sens de; c’était le moment idéal pour passer à l’assaut.
7- Le temps dans le sens de période. Nous vivons dans une mauvaise période, où chacun se permet de juger au nom de la religion.

On dit qu’il n’est pas correcte de dire; “Si l’époque ne s’adapte pas à toi, alors, adapte toi à l’époque”. Alors que cette expression est correcte. S’adapter à son époque, c’est s’adapter aux conditions de son époque. Les uses et coutumes peuvent varier avec le temps. Alors que les jugements basés sur le Nass [Qour’an et Ahadith] ne change pas avec les époques. Il n’y a aucun mal à suivre les règles coutumières qui changent, si elles ne sont pas contraires à la religion.

Il est écrit au chapitre 39 du livre Madjalla que ; les règles liées aux coutumes changent selon l’évolution de l’époque. Il est permis de s’adapter aux coutumes mubah et aux sciences de l’époque. On ne s’adapte pas aux conditions de l’époque dans les adorations.

On ne peut pas s’obstiner à dire qu’il faut rouler en charrette, alors que tout le monde roule en tracteur ou en camionnette. Contrairement, si tout le monde commettait un péché, on ne doit pas faire comme eux. On dit que l’époque a changée lorsque les affaires liées à l’époque changent. Il existe de nombreux exemples du même genre dans le Qour’an el kérim. Par exemple, il est dit: “ Et interroge le village..” pour dire, “interroge les villageois”. [Yusuf , 82]

On dit aussi, “cette classe est faignante”. On désigne par cette expression les élèves de cette classe. De même l’expression, s’adapter à son époque, signifie s’accorder aux découvertes, aux techniques et aux choses utiles de l’époque. On ne suit pas les choses nuisibles et les péchés. Médire l’époque, c’est blâmer les gens qui vivent à cette époque. Ce n’est pas pour blâmer Allah, le créateur du Temps.

On dit: “Ce qui disent qu’il ne faut pas instrumentaliser la religion au nom de la politique, veulent faire des Musulmans des larbins”. Il est clair qu’on veut normaliser l’instrumentalisation de la religion. Toute utilisation de la religion à des fins personnelles, politique ou pour contrôler la démographie, est une forme d’instrumentalisation de la religion. On appelle ‘riya’ (tout acte non accomplie pour Allah), toute action qui a été accomplie avec une intention autre que celle de Allah, telles que; viser un poste, chercher à se faire acclamer ou devenir le leadeur d’un groupe de gens. L’imam Ghazali (rahimehullah) a dit: “Saches que tout riya (ostentation) est haram, Allah n’aime pas le présomptueux, plein de gloriole (riya)” . Selon l’interprétation du Hadith chérif:
(Vers la fin des temps, apparaîtront des gens prétentieux qui instrumentaliseront la religion pour des intérêts mondains. Leurs paroles sont plus sucrées que le miel. Ceux-là, sont des loups déguisés en agneaux). [Tirmizi]

Le poète dit au sujet des biens et des fonctions acquis en instrumentalisant la religion:
Maudit soi le bien et la fonction acquis,
En ayant instrumentalisé la religion et l’honneur.

C’est un grand péché d’instrumentaliser la religion à des fins personnels, politiques, ou pour tout autre intérêt ou d’instiguer au nom de la religion quelques ignorants religieux à la provocation. C’est la chose que Allahu Téâlâ méprise le plus. La religion ordonne d’être irréprochable dans le comportement, la bonne morale, l’amour, le respect et l’obéissance envers nos plus grands, la gentillesse envers nos plus petits, c’est la voie agréée par Allahu Téâlâ qui mène les gens vers la voie du salut. Selon l’interprétation du hadis chérif suivant:
( Malheur et honte aux savants, qui font commerce de leur science, côtoient les notables pour un quelconque profit. Que Allah n’accorde aucun bénéfice à leur commerce.) [Hakim]

Si prononcer un sermon, écrire un livre religieux, éditer un ouvrage est fait uniquement dans le but de plaire à Allah (à la recherche de son agrément) et non pour acquérir la notoriété, des biens ou un poste, cela sera bénéfique. Dans le cas contraire, cela sera très préjudiciable. Selon l’interprétation du hadis chérif:
( Allahu Téâlâ a enseigné à Adem aleyhissélam, mille métiers et lui a dit: “ Que tes enfants et ta descendance, recherchent leur subsistance à travers l’un de ces métiers! Et surtout, qu’ils ne fassent pas de la religion un moyen de subsistance! Malheur à ceux qui utilisent la religion pour acquérir les biens de ce monde!.) [Hakim]

On dit, qu’il n’est pas exacte de dire; ( Je n’y peux rien, je suis le serviteur de l’Emir.) , on doit être le serviteur de Allah et non le serviteur de quelqu’un.) Un autre ignorant dit aussi: “Chez les Ottomans, l’homme n’était pas le serviteur de Allah, mais le serviteur du Sultan. C’est pour cette raison que le Padicha (Sultan), lors de ses élocutions disait à la foule; “mes serviteurs”. S’opposer au système du Califat est un noble combat.)

Certains mots ont plusieurs sens. On donne le sens suivant le sens de la phrase dans laquelle il est employé. Par exemple, le mot Mawla, a sept sens. Le plus souvent il est employé dans le sens de divinité, effendi (maitre), esclave. Dans la phrase; (La miséricorde de Mawla est immense), il est employé dans le sens de dieu. Dans la phrase; (Mawlana Djalaladdin), le mot Mawlana est dans le sens de maitre. Personne ne peut accuser quelqu’un d’avoir insinué que “Djalaladdin est un dieu”. De même, le mot serviteur peut prendre le sens de; créature, être vivant, homme, esclave, subalterne, domestique, employé. Si une personne dit par politesse; “Moi, votre serviteur”, est-ce qu’il serait juste de dire qu’en disant cela, il a divinisé l’autre personne? Les Sultans appelaient autrefois, leurs fidèles serviteurs; “Mon serviteurs”. Ici le terme serviteur, veut dire: “Mon bras droit”. Les meilleurs soldats du Sultan étaient appelés “Gardien de porte”.

On dit que: (C’est du chirk d’obéir à quelqu’un d’autre que Allah, obéir à quelqu’un d’autre c’est être le serviteur d’un esclave.) C’est une parole totalement erronée. Car, il est ordonné dans le Qour’an-el kérim d’obéir à Allah et à Son Prophète et à Oulul’amr. L’obéissance aux savants et aux parents fait aussi partie des commandements de notre religion. Obéir à eux, c’est obéir à Allah. [Hadika]

Un homme dit; ( Dire que, “Quiconque n’a pas de Cheykh (maitre), son cheykh est satan”, est un hadis, est une chose horrible, l’auteur de cette parole est Bayezid-i Bistami). Demandons alors à cet homme: Pourquoi donc, Bayezid Bistami aurait-il prononcé cette parole? Est-ce que le fait que cette parole soit prononcée par un savant, fait que cette parole est blâmable? Ici le mot Cheykh désigne le murchid, initiateur, le modèle, le professeur. Croyez-vous qu’il est facile d’apprendre les sciences religieuses sans un khodja (maitre)? Surtout en ce qui concerne la science du tassawwouf, il est impossible de la connaitre sans un initiateur. Pourquoi, avoir qualifié d’horrible et dénigré la parole de hazrat Bayezid Bistimi? Est-ce qu’on veut montrer ici, une antipathie envers le tassawwouf? Doit-on être hostile envers un maitre, un initiateur, un modèle? Pour qu’un élève puisse apprendre les sciences et trouver le droit chemin, il a besoin d’un enseignant. Car, il est dit suivant l”interprétation du hadis chérif: (La science s’apprend auprès d’un maitre). [Tabérani]

Suivant l’interprétation du verset Coranique, il est déclaré: “Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas”. [Nahl 43]

On dit que la parole: (“S’il n’y avait pas eu ces deux années, Nouman serait perdu”, n’est pas de l’imam A’zam, que c’est une parole inventée. On peut être un waliy (saint) sans être du tassawwouf.) Le but de cette parole est de dénigrer le tassawwouf. L’hostilité contre le tassawwouf est très répandue chez les salafi. Ils montrent une animosité zélée envers les Saints et les prodiges (karamat). On ne peut pas blâmer quelqu’un qui est ennemi de ce qu’il ignore. Nos anciens ont dit à propos de ces gens: “ L’Etre est l’ennemi de ce qu’on ignore”.

Hazrat-i Mouhammed Masum a dit dans son Maktubat:
Il existe deux façons de connaitre Allah:
1- Telle que l’ont communiqué les savants de Ahl-u sounna.
2- Telle que les éminentes personnes du tassawwouf.

Dans le premier cas, le nafs (l’âme instigatrice) n’est pas libéré de ses penchants. Ce n’est pas la foi véridique, elle est métaphorique, elle n’est que la représentation imagée de la vraie foi. Ce genre de foi peut disparaitre. Dans le deuxième cas, le nafs étant soumis, devenu croyant, dans ce cas la foi ne risque pas de disparaitre. Le hadis suivant: “Ô mon Allah, je te demande une foi après laquelle, il n’y a pas de kufr”, et l’interprétation du verset 136, de la sourate Nisa; “ Ô les croyants! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son messager”, désignent la foi véridique. Le sens de ce verset demande de chercher la foi ferme et véritable.

Malgré le haut degré de science et d’ijtihad de l’imam Ahmed, il a fallu qu’il assiste aux sohba (discours, assemblée,compagnonnage) d’éminents saints tels que hazret Bishr-i Khafi et Zunnun-i Misri. De même, l’imam a’zam Abû Hanifa a dit après avoir assisté pendant deux années aux cours de l’imam Djafer-i Sadik: “S’il n’y avait pas eu ces deux années, Nouman serait perdu”, il a voulu dire, qu’il “n’aurait pas atteint la foi authentique”. Malgré que ces deux imams étaient au summum de la science et de l’adoration, ils ont accédé au bienfait et à son fruit qui est la foi véritable, en assistant aux sohba d’éminents du tassawwouf. [2/106]

Hazret Sanaûllah-i Dahlawi a dit:
“Quiconque atteint le degré de féna dans le tassawwouf, mourra certes en pleine soumission (avec la foi). L’interprétation du verset 143 de la sourate Bakara; “ Et ce n'est pas Allah qui vous fera perdre votre foi” et le hadis chérif suivant; “Allahu Téâlâ ne reprend pas la foi de Ses serviteurs. Mais, IL reprend la science en faisant mourir les savants.”, montrent que la foi authentique et la science cachée (ilm-i batin) ne seront pas repris. [Irchad-ut-talibin]

Certains disent que c’est un blasphème de dire à quelqu’un qui nous est hostile; “Tu es mon ennemi”, en apportant comme preuve le verset suivant; “Votre ennemi c’est satan”. On ne peut que rester sans voix devant autant d’ignorance. Dans quel livre il est écrit qu’on pouvait accuser de mécréant un Musulman qui est hostile à un autre Musulman? L’histoire est plein d’exemples de batailles entre deux armées Musulmanes. Est-ce qu’on peut dire qu’ils étaient mécréants? Ces ignorants qui prétendent de telles inepties, tiennent dans leurs mains le sceau de l’infidélité et apposent au hasard le sceau de l’impiété à tous ceux qui se présentent devant eux.

Alors que tous les ouvrages reconnus qualifient de haram toutes les sortes de musques, selon certains, il existerait des musiques permises, sous prétexte qu’elles seraient festives, apaisantes, bénéfiques et éducatives. Toutes les sortes de musique sont interdites, exceptées, la marche de Mehter (orchestre militaire Ottoman), le def, le tambour pendant la célébration du mariage. Il n’y a pas de musique, dite musique de tassawwouf.

On critique aussi l’expression: “Il y a pire que pire”. Alors que l’imam Rabbani a dit: (En aucun cas, et aucune circonstance, vous ne devez jamais vous plaindre de votre sort. Soyez toujours reconnaissant. Il y a pire que pire.) Est-ce qu’un estropié de la jambe doit se plaindre à Allah, en disant: (Ô Allah, pourquoi Tu m’as créé avec une jambe en moins ou pourquoi m’as-tu privé de ma jambe dans un accident?) ou bien doit-il plutôt dire: ( Je te remercie infiniment, ô Allah! de ne pas m’avoir privé de ma vue, de mon ouïe)? On doit toujours, dans toute circonstance remercier Allah de notre situation, car, il y a toujours, pire que pire.)

Certains s’attaquent à l’expression: (Il faut séparer les pattes du chat la nuit de noce). Alors que cette expression veut dire, qu’il faut prendre ses précautions à temps. Il n’est nullement question d’écarteler le chat. Selon cette expression, si l’on ne prend pas les précautions au début, il devient difficile par la suite de régler les problèmes. Il n’est pas non plus question, ici, de battre sa femme. Car, il n’est pas correct de battre ses enfants pour les éduquer. Seulement, en cas d’inconduite, Il faut susciter chez eux le sentiment qu’ils peuvent être puni. Notre cher Prophète a formellement interdit de frapper femme et enfant, cependant, dans le cadre de leur éducation, il a fait savoir qu’il fallait susciter chez eux, la crainte de la sanction en cas de désobéissance ou de faute. A ce sujet, notre cher Prophète (sallallahu aleyhi ve sellem) a dit: (Dans le cadre de l’éducation de vos enfants, accrochez un bâton là où ils peuvent le voir .) [Tabérani]

En guise d’avertissement, Allahu Téâlâ déclare dans le Qour’an-i kérim, selon l’interprétation: “Ma punition est très sévère”. Il faut donc prévenir, car le regret de dernier instant ne sert à rien.

On critique et on reproche à ceux qui disent; (Mon père est mort, j’ai déjà fait construire sa tombe) d’avoir gaspillé l’argent. Ces gens revendiquent ouvertement leur hostilité contre les cimetières. Il est permis de construire un turbah (mausolée) pour les savants et les saints. Il est injuste de blâmer nos anciens à ce sujet. Ces mêmes mentalités, disent que c’est du chirk de demander de l’aide auprès des tombeaux des Prophètes et awliyas (saints) et de sacrifier pour eux un qourbane. Il n’y a aucun mal, du point de vue de la religion, à sacrifier un qourbane pour l’agrément de Allah et d’offrir la récompense (séwab) aux défunts awliyas. Il n’existe pas un atome de point commun avec le chirk. Il n’y a aucun lien entre le chirk et le fait d’implorer Allah auprès des tombeaux des saints et de demander leur intercession. On sait tous, que c’est Allah qui est le créateur de toute chose et c’est Lui qui donne le pouvoir d’intercession à Ses saints serviteurs (awliya). Même le plus ignorant des ignorants sait que, l’homme n’est pas le créateur. C’est pourquoi, c’est un acte très méprisable de qualifier de muchrik les personnes qui vont auprès des tombes des saints pour faire des invocations.

Certains critiquent la parole suivante, lorsqu’on a fait une mauvaise chose et que l’on dit: (Que vont dire les gens, que vont penser les amis et mes ennemis). Comme toutes les autres paroles, cette parole non plus n’est pas contraire à notre religion. Celui qui n’a pas honte des gens, ne peut pas avoir honte de Allah. La moindre des choses, est que celui qui n’a pas honte de Allah lorsqu’il commet un péché, ait honte des gens. Il est plus grave d’accomplir un péché ouvertement, car cela peut être un mauvais exemple pour d’autres. Manger ouvertement le jour du mois de Ramadan est plus grave que de manger en cachette. C’est pourquoi, ici bas dans notre religion on sanctionne celui qui transgresse ouvertement le jeûne. Car, il devient un mauvais exemple. Selon l’interprétation du hadis-i chérif:
( Quiconque tombe dans le péché, qu’il garde sur lui le voile de Allah.) [Muslim]

Dissimuler par décence le péché aux vues des autres fait aussi partie de la pudeur. La pudeur fait partie de la foi. Si l’on ne cachait pas le péché, cela encouragerait les pécheurs à la perversité. Ils pourraient se dirent; “Puisqu’untel fait cela, qu’est-ce que cela peut-il faire si je le fais?”. Il est permis de cacher ses adorations pour éviter le riya (l’ostentation). C’est pourquoi un dicton dit: (On cache le péché, comme on cache l’adoration). La plupart des proverbes de ce genre on pour origine des hadis chérif. On a dit: (Quiconque se drape dans sa vertu, se préservera de la honte. Fais ce qui est plaisant à entendre et abstiens-toi de ce qui est déplaisant à entendre et que tu n’aimerais que personne ne l’entendent.) C’est-à-dire, évites les choses répréhensibles qui sont jugées comme honteuses par tes amis et tes ennemis.

On dit: Le dicton suivant et totalement faux et n’a aucun fondement, (De bons parents peuvent mettre au monde de mauvais enfants, de même que de mauvais parents peuvent donner naissance à de bons enfants). Il n’y rien d’irrationnel dans cette parole. Pour exemple, un des enfants de l’éminent Prophète Adem aleyhisselam, est devenu athée. Alors que l’un des enfants de Ebû Djahil, a été honoré en faisant partie des nobles Compagnons.

Certains disent;” c’est du kufr de réciter le Qour’an lors de la célébration de la circoncision”, car toutes les célébrations sont considérées comme un divertissement. Alors qu’il n’y a aucun inconvénient à lire le Qour’an-i kérim, lors des célébrations de l’évènement de la circoncision et du mawloud, là où il n’y a pas de choses prohibées ou de l’alcool. C’est évident qu’on ne récite pas le Qour’an-i kérim, au milieu d’un divertissement où on joue de la musique, du def (tambour sur cadre) et du tambourin. C’est une action abjecte pour empêcher la récitation du Qour’an-i kérim lors de la fête d’une circoncision.

On dit que qu’il est haram de dire; “Que Allah le châtie. Car, c’est proférer une malédiction à l’encontre de quelqu’un.” Le mot châtiment signifie, la contre partie d’une bonne ou mauvaise action. Par exemple, on nomme dar-ul djéza le lieu où l’on attribuera dans l’au-delà, la contre partie du bien et du mal accomplie. Selon l’interprétation du hadis-i chérif:
( Quiconque dit: “Djazakallahu khayran kasira [Que Allah te récompense par le plus grand bien], à celui qui lui a rendu un service, il lui aura fait le plus grand dou’a.) [İ. Asakir]

Certains critiquent les paroles suivantes: “Bonne journée, bonne route, bonnes affaires”. Il disent qu’il faut dire plutôt; Béni soit ta journée(khayr el yawm), béni soit tes affaires. L’équivalent en Français du mot Arabe khayr, est “bonne, bien, béni”. Il n’y a aucun inconvénient à employer les mots; béni, bonne à la place de khayr.

Ces genres de critiqueurs ont donné de bons exemples en reprochant l’emploie de l’expression; “Selon moi, d’après moi”, mais, ils oublient de dire que leur livre en trois volumes est rempli de la même expression.

Est-ce du kufr ?
Question:
Il y a une liste de mots blasphématoires qui circule sur internet, est-ce que les expressions suivantes font parties du kufr?
REPONSE
Ce n’est pas en donnant des leçons ou en faisant des comparaisons aléatoires, que l’on forme les jugements religieux. On ne rend pas service à notre religion en partageant de telles informations. C’est une grave responsabilité de qualifier d’interdit des choses qui ne sont pas extraites des éminents ouvrages et de transmettre ainsi ces informations à droit à gauche. Surtout des sujet aussi importants que les interdictions et le blasphème (kufr). Il est très dangereux d’accuser un musulman de blasphème, à cause d’une quelconque parole. Aucune des expressions suivantes n’est du kufr.

(Ne crois pas aux devins, mais ne reste pas sans prédiction):
Dans cette expression on ne nous incite pas à croire aux prédictions, aux devins. Mais, il y a ici une incitation au péché. On veut nous dire; on sait qu’il ne faut pas croire aux devins, mais, on peut quand même consulter un devin. C’est comme dire, une stupidité telle que; “L’alcool est interdit, mais, continues de boire!”. Même s’il n’est pas permis de dire de telles paroles, ce n’est pas pour autant du kufr.

Dire; (il n’a pas de foi):
Il n’y a aucun mal à dire cela pour quelqu’un qui n’a pas la foi.

Dire: (Que le Qour’an me châtie):
Cette parole n’est pas du kufr. Dire ainsi, c’est jurer, mais, jurer ainsi, ce n’est pas un blasphème.

Dire; (Ô Allah! Fais moi mourir, car je ne supporte plus de souffrir):
Ce n’est pas convenable de souhaiter la mort, mais ce n’est pas du kufr.

Dire; (Qu’est-ce que c’est bon le haram):
La nourriture du nafs (âme instigatrice), ce sont toutes les paroles et les actes de kufr, de haram et de makrouh. C’est pour cette raison que cela procure du plaisir au nafs. Ici, c’est l’intention qui prime. C’est du kufr de considérer le haram comme bon et exquis; Dire que l’on aime l’interdit parce que cela procure du plaisir, c’est haram mais ce n’est pas un blasphème. Par exemple, si un voleur dérobe un plat de baklawa et dit en mangeant ,“qu’est-ce que c’est bon”, ce ne sera pas du kufr. Il ne dit que le haram est halal, mais dit que le plat est exquis. Ce n’est pas du kufr, tant qu’on n’exalte pas le haram par des paroles élogieuses. Dire à une femme qui est découverte, qu’elle est belle, ce n’est pas non plus du blasphème. Si l’on veut dire que le dénuement est une bonne chose, alors ce sera du blasphème. Il faut bien différencier cette nuance.

Dire; “Voici un mois difficile”, lorsque le mois du Ramadan arrive:
Cette parole n’est pas du kufr. Car, tenir un mois de jeûne n’est pas une chose facile pour tous.

Parler de la justice d’un tyran, dire qu’un tyran est honnête:
On ne dit pas ici, que c’est bien, on ne met pas en valeur la tyrannie du despote. Si on avait dit que la tyrannie était une chose louable, cela aurait été du blasphème, car, on aurait qualifier le haram comme halal, or, l’auteur de cette parole ment, il qualifie d’honnête un tyran. De même, il accuse quelqu’un d’honnête de despote. Même si c’est un péché de parler ainsi, ce n’est pas pour autant du blasphème (kufr).

Dire de quelqu’un qui s’est tué, en disant: (S’il n’était pas allé là-bas, il serait toujours en vie):
Cette parole non plus n’est pas un blasphème. Cette parole est comme si on disait: “S’il ne s’était pas jeté au milieu de la mer, alors qu’il ne sait même pas nager, il ne se serait pas noyer.” Il n’est pas question ici de renier le destin.

Dire; (Allah donne plus aux riches, pourquoi IL ne me donne rien?):
S’il dit cela dans l’intention de rechercher pourquoi il ne reçoit rien, ce n’est pas du kurf. S’il insinue que Allah est injuste, et qu’IL doit le rendre aussi riche, cela est un blasphème. Mais, un Musulman qui connait sa religion ne dirait pas une chose pareille. C’est pourquoi, il ne faut pas de suite accuser un Musulman de mécréant à cause d’une parole.

Dire; (que la mort du cheval soit par la paille.):
Cette expression n’est pas du kurf. Le cheval aime la paille, d’autres aiment les pâtisseries. Si l’on disait à un diabétique; (Ne mange pas de pâtisserie, sinon tu mourras), et si l’autre répondait; (Que ma mort soit par la pâtisserie.), ce ne serait pas du kufr; car, même si un péché était commis, il n’est pas dit que ce qui est haram est halal.

Dire que; (La fin du monde surviendra à cause des hajj et des khodja.):
Cette parole n’est pas du kufr. Notre cher Prophète a dit: “Vers la fin des temps, les hommes de religions rendront des sentences (fatwa) selon la volonté des gens, ils qualifieront le licite d’illicite et l’illicite de licite. Ils emploieront le Qour’an à des fins commerciales, à des fins personnelles.) Ceci est un des signes de la fin des temps. L’Apocalypse surviendra lorsqu’il ne restera plus aucun hajj, ni d’imam (khodja) et de Musulmans sur terre.

Dire; (Regarder la beauté est séwab (méritoire):
Cela dépend de l’intention avec laquelle on dit cette parole. Si l’on veut parler de la beauté de la création de Allahu Téâlâ, par exemple; en parlant de la nature, du ciel, des oiseaux, des fruits etc.., il n’y a aucun mal à dire cela. Par contre, il va de soi qu’il n’est pas permis de dire cela pour des choses interdites, telles que boire de l’alcool, regarder une femme étrangère.

Dire que; (Allah n’a pas de bâton):
Cela dépend de l’intention qu’on y met. Si on l’interprète ce n’est pas un blasphème. Dans ce cas précis, ce n’est pas du kufr, car, on veut dire par là que Allah ne châtie pas aussitôt, le pécheur, le traitre, le criminel. Ce n’est pas correct d’employer cette expression dans le sens où, il manquerait quelque chose à Allah.

Jurer en disant: (Que je devienne mécréant, que je renie mon Créateur, si je fais cela):
Selon l’un des deux avis, ce n’est pas du kufr de dire de telles paroles blasphématoires, si c’est pour jurer; mais, un Musulman ne jure pas ainsi.

Dire; “ On fera la prière plus tard”; à celui qui demande de faire la prière:
Ce n’est pas un blasphème de dire; “Je ferai la prière plus tard”, tant qu’on ne renie pas son obligation et qu’on ne rabaisse pas la prière.

Bouder, “être fâché” contre son destin:
Question: E
st-ce du kufr de dire; “Je boude mon destin”.?
REPONSE
Non, ce n’est pas un blasphème. Le destin d’une personne peut être mauvais. La personne peut ne pas aimer son mauvais destin. Elle peut dire: “Mon destin était mauvais”, mais, il n’est pas convenable de rejeter la faute sur son destin. De ce fait, il n’est pas conseillé de dire une chose pareille, qui n’a pas de sens.

Qualifier un Musulman de mécréant:
Question:
Est-ce un blasphème d’insulter de mécréant un Musulman, parce qu’on est en colère contre lui?
REPONSE
Ce n’est pas un blasphème de traiter un Musulman de kafir, par insulte ou pour l’offenser. Cela devient un blasphème, si on le dit avec la volonté qu’il devienne infidèle. Vouloir l’infidélité d’un Musulman est un blasphème. Accuser un Musulman de kafir dans le but de l’insulter, ce n’est pas un blasphème. [Islam Ahlaki]

Penser à autre chose en lisant la Fatiha:
Question:
Pendant ou en dehors de la prière, lorsqu’on récite la Fatiha, est-ce un blasphème si au passage du verset “Iyyaka nâ’budu”, ce qui signifie; (C’est Toi, seul, que nous adorons), on pense à autre chose, comme par exemple, à l’argent, aux femmes ou aux affaires mondaines, ?
REPONSE
Non, ce n’est pas du kufr. On ne les divinises pas, pour que cela soit un blasphème. Des tas de choses peuvent venir à l’esprit des gens, que ce soit pendant ou en dehors de la prière. Ceci n’est pas un blasphème. Même si des pensées blasphématoires surviennent à l’esprit, ce n’est pas un blasphème. Selon l’interprétation du hadis-i chérif, il est dit:
(Toute mauvaise pensée, tant qu’elle n’est pas prononcée ou réalisée est pardonnée.) [Buhari]

Ne plus avoir espoir en Allah:
Question:
On dit que les paroles telles que; (Sada a cessé d’espérer de se marier. Suzane a cessé d’espérer de grandir. Un tel club a cessé d’espérer de devenir champion cette année.), c’est désespérer de Allah, est-ce pas blasphème?
REPONSE
Ce qui est du kufr, c’est le désespoir de la miséricorde de Allah. C’est un blasphème de dire; ( Moi je vais aller en Enfer, Allah ne me fera jamais rentrer au Paradis.) De même, c’est aussi du kufr de prétendre être à coup sur préservé du châtiment de Allah. C’est du kufr de dire; (Allah m’a garanti le Paradis.). Désespérer des autres choses n’est pas un blasphème. Si les conditions ne sont pas réunies, il est évident que l’affaire ne se réalisera pas. Ce qui est un blasphème, ce n’est pas désespérer d’une chose, mais c’est désespérer de Allah, les pensées telles que; (Allah ne peut pas réaliser cette affaire) sont un blasphème.

Traiter quelqu’un de bourrique:
Question:
Certains disent que c’est du kufr d’insulter quelqu’un de; (Bourrique, porc, ou bien espèce de fils d’âne ou fils de porc). Est-ce que c’est vrai?
REPONSE
Ce genre d’insulte n’est absolument pas un blasphème. Le pire des insultes serait de dire à quelqu’un espèce de kafir (mécréant). Il est écrit dans l’ouvrage “Islam Ahlaki”, ce qui suit: (Ce n’est pas un blasphème de dire à un Musulman, que c’est un kafir, si c’est dans le but de l’injurier ou de d’insulter. Dire cela avec la volonté qu’il soit réellement kafir, est un blasphème. Pour résumer, vouloir la mécréance d’un Musulman est du kufr. Sinon, si c’est juste pour l’injurier, ce n’est pas un blasphème.)

Quiconque dit, même en plaisantant; “Je suis infidèle”, il le deviendra, car, il aura consenti au blasphème. Mais, s’il jure en disant; “Que je sois athée, si je mens”, car, il est écrit dans l’ouvrage S. Ebediyye que: “Quiconque prononce une parole qui mène au blasphème, avec l’intention de jurer, ne sera pas infidèle, il aura seulement juré”.

Donc, ce n’est pas du kufr de traiter quelqu’un de mécréant pour l’injurier, de même proférer des insultes telles que; “espèce de porc”, “"ou “espèce d’ignorant” ne sont pas un blasphème. Ceci étant, c’est un blasphème de traiter d’ignorant un vrai savant ou de l’insulter par d’autres termes. Car, ceci est une insulte proférée à l’encontre de sa science et non de sa personne. Par exemple, quelqu’un qui insulte l’imam a’zam, non pas pour une querelle de dettes ou parce qu’il lui est hostile, devient mécréant parce qu’il l’aura insulter pour sa science.

Quiconque dit à un vrai savant que c’est un idiot, un imbécile, un animal ou un âne, il sera puni. S’il dit cela dans le but de rabaisser, d’insulter, il deviendra kafir (mécréant). L’imam Mouhammed dit que: “C’est aussi un blasphème de dire des choses qui engendrent le kufr. Quiconque insulte la science et les savants devient kafir.” [Islam Ahlaki]

En résumé, insulter un Musulman de porc, d’âne, de chien, de singe, de boeuf, de tous les noms d’animaux ou de dire que c’est le fils de ceux-la, comme espèce de fils d’âne, fils d’ours, etc.., ce n’est pas du kufr. C’est du kufr d’insulter la science d’un savant. Insulter un savant pour d’autres motifs n’est pas un blasphème. Mais ce n’est pas un blasphème d’insulter un savant pour des raisons matérielles, pour une dette personnelle ou parce qu’il vous cause des ennuis ou maltraite sa famille.

Dire de quelqu’un qu’il est sans foi:
Question:
Est-ce du kufr de s’adresser à Allah, en employant le “vous” par respect?
REPONSE
Même si l’emploie du vous par respect n’est pas un blasphème, il est conseillé dans les ouvrages religieux, d’employer le “tu” dans les invocations.

Nous avons fait un enfant:
Question:
Est-ce du kufr de dire; “Nous avons fait un enfant” ou “Nous allons faire un enfant”?
REPONSE
Même si ce n’est pas correct d’employer cette formule, ce n’est pas du kufr, car, ce n’est pas dit dans le sens de créer, donner la vie à, mais dans le sens d’être la cause de la naissance de l’enfant,. Ce qui veut dire; “c’est nous qui avons été sujet à la naissance de l’enfant”. De même, ce n’est pas un blasphème de dire; “J’ai tué un homme dans un accident de voiture”, on sait que c’est seulement, Allahu Téâlâ qui donne la vie et fait mourir. Cela signifie que c’est nous qui avons été la cause de son décès. C’est comme dire que; “J’ai fait poussé des fruits et légumes”. Nous savons bien que c’est Allahu Téâlâ qui crée et fait pousser les fruits et légumes, et met les vitamines dedans, etc...Nous ne faisons que les entretenir, en les arrosant.

Vouloir une chose interdite:
Question:
Est-ce du kufr de vouloir une chose haram? Par exemple, dire; “je veux boire du vin”.?
REPONSE
Non ce n’est pas du kufr. Même si c’est haram, ce n’est pas du kufr de dire; “Boire du vin (de l’alcool), c’est haram, mais j’apprécie de boire du vin”.

Le destin a tissé sa toile:
Quesion:
Est-ce du kufr de dire; “Le destin a tissé sa toile”.?
REPONSE
Non, ça ne l’est pas. Que veut-on dire pas cette expression? Est-ce qu’on veut dire; “J’ai beaucoup souffert de mon destin”? Cela n’est pas un blasphème, même si cela est dit dans ce sens. Car, si notre destin est mauvais, cela veut dire; “J’ai vécu ce qui a été prédestiné”. On ne méprise pas, ici, le créateur du destin. On montre que notre destin est mauvais. Si notre destin est mauvais, c’est encore à cause de nos actions. C’est parce que Allahu Téâlâ savait que nous allions commettre “ces mauvaises actions”, qu’IL a inscrit ces actions dans notre destin.

Plus aucune personne:
Question:
Dans une publicité, on dit: “Il ne restera plus une seule personne, qui ne connaitra pas le Qour’an”. Parler de ce qui est à venir, n’est-ce pas du kufr ?
REPONSE
Il ne faut pas dire que c’est du kufr. Car, l’intention n’est pas de prédire l’avenir. Cela veut dire, qu’il n’y aura plus personne qui ne saura pas lire le Qour’an. Il aurait été plus adéquat de dire, qu’il n’y ait plus personne au lieu de; “il ne restera plus personne”.

Tomber dans le kufr (blasphème):
Question:
Est-ce que je tombe dans le blasphème, à cause de mes mauvaises pensées?
REPONSE
Ceux qui sont atteint par le waswas* posent beaucoup de questions telles que: “J’air regardé ceci, est-ce du kufr”, “j’ai écouté cela, est-ce que je suis tombé dans le kufr”, “j’ai ri de cela, est-ce un blasphème?”..etc.. Voir le kufr par tout ou qualifier de blasphème chaque chose est un signe de trouble de l’obsession. Aucun Musulman ne dirait volontairement une parole ou ne commettrait un acte qui le mène au blasphème. Si une telle parole a été dite, par erreur, involontairement ou si la langue a fourché et qu’on ne savait pas que c’était un blasphème, ou qui n’est pas répandue comme telle, alors, ce n’est de toute façon pas un blasphème. Deuxièmement, même si une parole est un blasphème selon l’école Hanafite et qu’elle ne le soit pas selon les trois autres madhhabs, même si un savant déclare une parole comme blasphématoire et que tous les autres savants la qualifient de kufr, Allahu Téâlâ ne jugera pas cette parole comme un blasphème en faveur de l’ijtihad de ce savant. Alors, arrêtons de faire du waswas, en cessant de chercher le kufr dans chaque parole.

[*] (Trouble obsessionnelle de la pensée)

Dire lebbeyk:
Question:
Sur internet on trouve différentes listes de mots, d’expressions qui causent le kufr. Sur la liste que je vous ai adressé, je ne comprend pas pourquoi cette expression sont du kufr. Si c’est du kufr, merci de me dire pour quelle raison c’est du kufr?
REPONSE
Lorsqu’on publie des informations sur un sujet aussi important, la première chose à faire est de demander l’avis à des personnes que l’on connait et qui sont compétentes dans ce domaine. Il faut être très prudent, lorsqu’il s’agit de tels sujets sur la religion. De toute façon, il n’est pas convenable pour les personnes non initiées dans ce domaine de publier des écrits religieux. Admettons que celui qui a publié cela, l’ait fait par négligence, il aurait du la montrer d’abord à des gens compétents et demander leur approbation. Car, le commun des Musulmans aurait facilement remarqué les erreurs contenues dans cette publication. Par exemple; il est écrit que: “C’est du kufr de répondre lebbeyk, à quelqu’un qui vous appelle”. La moindre des choses, avant de publier un texte, si l’on doute du sens d’un mot, c’est de rechercher le mot dans le dictionnaire ou de demander à quelqu’un. C’est une énorme responsabilité de publier négligemment de tels écrits. Il est très dangereux de qualifier de licite, une chose illicite et vis-et-versa ou de qualifier de blasphème une banale parole.

Lebbeyk est une formule de politesse pour répondre à celui qui vous appelle, cela veut dire; “oui, je vous écoute”,”vous désirez”,’ je suis à votre disposition”, etc..Dans les ouvrages religieux, il est écrit que notre cher Prophète (sallallahu aleyhi ve sellem) utilisait; “Lebbeyk”, pour répondre à ceux qui l’interpelaient. “Allahumma lebbeyk”, signifie; “Ordonne ya Allah. Je suis à tes ordres.”. Lorsque l’on utilise ce terme pour Allah, cela signifie; “Je ne désire que Toi, ô Allah.. et c’est Toi Seul que j’adore!”. Il n’y a aucun rapport avec le blasphème.

Dans un autre chapitre, il est dit que c’est du kufr de dire: “Je mange les fruits du Paradis”. Ceci n’est écrit dans aucun livre. Si quelqu’un mange une grenade et dit: “ Je mange un fruit du Paradis”, pourquoi voulez vous que ce soit un blasphème? On peut seulement reprocher de mentir. Qualifier de kufr c’est s’endosser une lourde responsabilité.

On dit que c’est du kufr de dire; “J’ai vu Allah en rêve”. Ce n’est pas vrai non plus. S’il ne l’a pas vu, il aura menti. Notre cher Prophète (sallallahu aleyhi ve sellem) à aussi vu Allahu Téâlâ en rêve, ceci est relaté dans le hadis-i chérif rapporté par l’imam Tirmizi. Il y a aussi des savants İslamique qui ont vu Allah en rêve. Hazret-i imam Ahmed ibn Hanbel raconte: “J’ai vu Allah Téâlâ en rêve. “Ô Seigneur, quelle est la meilleure voie à emprunter pour se rapprocher de Toi?”, Lui demandai-je. IL me répondit: “On se rapproche de Moi en récitant le Qour’an, ”. “Ô mon Allah, même celui qui le lit et qui ne comprend pas le sens se rapprochera de Toi?”, Lui demandai-je. IL me rétorqua: “Oui, celui qui lit le Qour’an-i kérim, aura ma Satisfaction, qu’il comprenne ou non le sens”. [Ihya]

On dit que, c’est du kufr de dire: “ Cet homme va mourir de cette maladie”. Cette expression ne veut pas dire qu’on prédit l’avenir, c’est une supposition, une présomption. La supposition peut se produire ou ne pas se produire. Supposer, présumer quelque chose n’est pas un blasphème. De même, dire d’un enfant feignant que cet enfant va redoubler, ce n’est pas du kufr, c’est une supposition. Ainsi que dire; “ Ce chauffard ivre va commettre un accident”, c’est une supposition, ce n’est pas du kufr. On ne peut pas qualifier de blasphème, les présomptions, estimations et suppositions. Une estimation qu’elle soit bonne ou mauvaise, n’est pas un blasphème.

On dit que c’est un blasphème de dire, que “le Qour’an est une poésie”. Dans quel but a-t-on dit cela? Est-ce par injure ou par louange? Dans les ouvrages religieux, il est écrit: “Le Qour’an-i kérim est une enfilade de perle divine. C’est-à-dire que les mots sont comme des perles enfilées sur un fil.) Donc, ce n’est pas du kufr de dire que le Qour’an-i kérim est “une poésie divine”.

Dans la liste que vous nous avez transmises, il y a des tas d’exemple comme cela qui sont qualifiés de kufr. Il ne faut pas apporter de l’eau au moulin des ennemis hérétiques de la religion, en propageant de tels écrits qui ne correspondent pas aux écrits des ouvrages religieux, ni au Fiqh, ni aux livres d’aqaïd (de croyance). Il ne faut pas communiquer les choses qui ne sont pas du kufr dans les ouvrages.

Je l’ai laissé dans le près, Allah le surveille:
Question:
Est-ce que ce genre d’expression, c’est du kufr: “Je les ai laissé dans les près, que Allah les nourrit” ou dire “Je confie à Allah” sans prendre les précautions nécessaires? Car on sous-entend que (Allah ne peut pas protéger), que (Allah ne peut pas nourrir.).
REPONSE
Non, ce n’est pas du kufr. Ces paroles montrent qu’il faut toujours prendre ses précautions. Si tu ne prends pas tes précautions, Allah ne nourrit pas, et non IL ne pourra pas nourrir. Ici, on ne dit pas que (Allah ne peut le protéger), mais (qu’IL ne le protègera pas).

Notre cher Prophète (sallallahu aleyhi ve sellem) dit à un bédouin: “Qu’as-tu fait de ton chameau?”. Il répondit: “Je l’ai confié à Allah, je compte sur Allah, je le laisse vagabonder seul”. Réçoulullah (aleyhissalam) lui rétorqua: “Attaches solidement ton chameau et ensuite confie le à Allah”. Il n’est pas convenable de compter sur Allah, avant d’avoir attacher le chameau. C’est pourquoi on dit de celui qui laisse librement vagabonder son animal; “Je l’ai laissé dans le près, Allah s’en occupe”. Ici, on blâme celui qui accomplit une affaire sans qu’il ne prenne de précautions, et non pas Allah qui est blâmé.

Ainsi va La vie:
Question:
L’écrivain et intellectuel Nacip Fazil dit dans une de ces poèmes:
Le destin nous a pétri entre les pinces du scorpion;
Laisse tomber, ainsi va la vie!
Le lit est mon linceul, et le bassin ton cercueil;
Remue-toi, moi je m’en vais, le guide c’est le dernier Prophète!
Notre prof de religion dit que l’expression; “Ainsi va la vie”, est du kufr, car, il prétend prédire l’avenir, il aurait fallu dire; “Ainsi ne va pas la vie. Pourquoi est-ce que c’est du kufr de dire; Ainsi va..?
REPONSE
Si l’on suit le raisonnement de votre enseignant, dire; “Ainsi ne va pas la vie”, c’est aussi dire l’avenir. Si on ne sait pas, si la vie va ainsi, comment peut-on savoir, qu’elle ne va pas ainsi?

De toute manière, dans les deux cas, ce n’est pas du kufr. Que l’on dise; “Ainsi va la vie” ou “Ainsi ne va pas la vie”, ce n’est pas un blasphème. Faire une estimation, supposer une chose, n’est pas un blasphème. Par exemple, dire: “Les Etats Unis d’Amérique commettent tellement d’oppression, qu’un jour, ils finiront par chuter”, c’est une présupposition. Ce n’est pas prédire l’avenir. Emettre une supposition est permise.

L’expression, “Ainsi va la vie” est un dicton. En règle générale, les proverbes et autres dictons sont valables, il ne faut pas chercher de kufr. Cette expression signifie que;( parfois certaines choses sont tellement encrées dans nos habitudes, il est difficile de les corriger.)

Ce proverbe n’est pas dit dans le sens de certains philosophes; qui prétendent que; “Rien n’a été créé du néant, les choses sont arrivées ainsi et continueront à évoluer ainsi”. Si cela était dit dans leur sens, cela reviendrait à renier la création, le Paradis et l’Enfer. C’est pourquoi, il est dit dans l’ouvrage S. Ebediyye que: (Ne pas croire à la création de l’univers, insinuer que; “Tout est le fruit du hasard”, c’est du kufr). On se fit à l’intention de la parole.

Comme stipulé dans le proverbe, cette parole est dite dans le même sens; “Il est difficile de corriger ces choses”. De plus, Necip Fazil n’est pas un personnage quelconque. Chercher le blasphème dans ses paroles n’est pas convenable.

Dire “Merci” ou “Nous sommes honorés”:
Question:
Certains prétendent que lorsqu’on se rend dans un magasin pour des achats, où il y a de la publicité indécente, des photos de femmes à moitié nue, il est interdit, c’est un blasphème de répondre; “Merci”, aux vendeurs qui nous accueillent en disant “Bienvenue”, pour la simple raison que cela revient à approuver l'illicite. En quoi le fait de dire “Merci” ou “Je suis honoré” à celui qui vous souhaite la; “Bienvenue”, serait d’accepter le haram?
REPONSE
Ceci est totalement faux. Cela revient à dire; “Tu me traites de canard”, à celui qui vous dit; “Qu’il va pleuvoir”.

Si l’on se rend dans un restaurant où on vend de l’alcool, et que le serveur nous dit; “Bienvenue” et qu’on lui réponde; “Merci, nous sommes flattés”, cela ne veut pas dire, “qu’on approuve la vente d’alcool”. On veut simplement dire par-là, “On a été bien accueilli”. Si l’on se rend dans un bar où l’on sert de l’alcool pour une affaire, que le garçon du bar nous accueilles aimablement et qu’on lui réponde; “Nous sommes ravis par votre accueille”, cela n’a rien d’illégale. De même, si l’on dit que la chanteuse a une belle voix, ce n’est pas un blasphème. Tout comme, si l’on dit d’un voleur qui a réussi à échapper aux policiers, “Bravo, ce voleur est très malin”, cela n’a rien d’illégale. Ici, on ne vante pas l’acte du vol du voleur, mais son ingéniosité à semer les policiers. De même, ce n’est pas du kufr d’admirer l’architecture d’un immeuble qui sert de brasserie. Lorsqu’on parle au nom de la religion, il faut s’abstenir de dire halal à une chose haram, et inversement, de dire haram à une chose halal. Notre bonne intention ne nous sauvera pas de l’erreur, mais si on se dit; “Moi, je dis cela dans une bonne intention, pour éviter que les gens ne tombent dans le blasphème”.

Faire un enfant:
Question:
Est-ce du chirk de dire; “J’ai fait, ou nous avons fait un enfant”?
REPONSE
Non, ce n’est pas du chirk. Ici, c’est l’intention qui compte. Si c’est dit dans le sens de, “Je me suis attaché au cause pour avoir un enfant”, dans ce cas, il n’y a aucun problème. D’ailleurs personne ne dirait cela dans le sens de, “créer un enfant”. Il n’y a aucun inconvénient à dire; “J’ai tué untel. Ce médicament a stopper mon mal ou j’ai guéri le malade”, tout en sachant que c’est Allahu Téâlâ qui est le Créateur, le guérisseur, qui fait vivre et qui fait mourir toute créature. Il permis de parler d’une femme stérile; c’est “une femme qui ne peut pas faire d’enfants”. Ce sont des métaphores, ce genre d’expression n’a rien à voir avec le chirk (associationnisme).

Dire le Ramadan est arrivé:
Question:
On dit qu’il est préférable de dire, “Le mois de Ramadan est arrivé”, au lieu de, “Le Ramadan est arrivé”, est-ce vrai?
REPONSE
Même si l’imam Mujahid, un des éminents des Tabiins, a dit par respect au nom béni du Ramadan que c’était makrouh de dire; “Le Ramadan est arrivé, le Ramadan est fini”, l’imam Mouhammed a quant à lui, déclaré que ce n’était pas makrouh de dire ainsi. Même les Nobles Compagnons n’ont pas décrété cela comme makrouh. [Hindiyye]

Il est tout de même préférable de dire; “Le mois de Ramadan est arrivé”, au lieu de; “Ramadan est arrivé”. C’est encore plus beau de dire; “Ramadan chérif ou le mois béni de Ramadan”.

Avec la permission de Allah:
Question:
Certains prétendent que dire; “Bi-iznillah, avec la permission de Allah”, c’est du chirk. Pour la raison que, si Allah donne Son accord pour quelque chose, cela revient à Lui associer cette chose.” Est-ce du chirk de dire; “Bi-iznillah”?
REPONSE
Non ce n’est pas du chirk. C’est encore une des inventions de ces sans madhhabs, qui se font appeler Salafiya. Bi-iznillah signifie, avec la permission de Allah. Il existe plusieurs sens du mot Permission, tels que; autoriser, permettre, consentir, accorder, ordonner, accepter, créer, pouvoir... Le sens vari selon la phrase. On ne peut pas accepter un sens et rejeter les autres. Quelques interprétations de certains versets:
( Et quand Allah dira: ‹Ô Jésus, fils de Marie, Tu fabriquais de l'argile comme une forme d'oiseau par Ma permission; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l'aveugle- né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts.) [El Maidah 110] “Cela signifie, tu as pu faire tout cela par la Permission et le Pouvoir de Allah”. [Beydawi]

( Il retient le ciel de tomber sur la terre, sauf quand IL le permettra.) [El Hajj- 65] Selon l’interprétation de l’imam Beydawi; “Cela signifie; Par la force, la volonté, le Pouvoir et la Permission de Allah. Le jour de l’Apocalypse IL fera s’écrouler les cieux sur terre.” [Beydawi]

( Nul malheur n'atteint [l'homme] que par la permission d'Allah.) [Taghabûn 11] Selon l’interprétation de l’imam Beydawi et de Medarik, cela signifie, “Aucun malheur, ni la mort n’arrivent sans la Permission de Allah”.

( L'intercession de celui qui intercède et celui qui la reçoit n’est possible que par la Permission de Allah.) [Saba 23] [Selon l’interprétation, C’est Allahu Téâlâ qui accorde le pouvoir à l’intercesseur d’intercéder, mais IL agrée aussi celui qui la reçoit.]

( Et que d'Anges dans les cieux dont Allah a permis l’intercession à Ses élus.) [Najm 26] (ici aussi on parle de permission et d’autorisation.)

(Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission?.) [Bakara 255] (ici aussi on parle de permission et d’autorisation.)

Suivant l’interprétation de deux Hadis chérif:
( Je vais intercéder par la Permission de Allahu Téâlâ.) [Bûhari] [ici aussi on désigne , la permission et l’autorisation]

Dans les permissions accordées, il y a l’autorisation. Allahu Téâlâ octroie Sa permission puis autorise. Dire que ce n’est pas autorisé est totalement faux.

(Il existe un remède pour tout. Celui qui prend le médicament contre la maladie, sera guéri par la permission, la volonté de Allah.) [Buhari] [ici le terme permission désigne, la volonté, la création de Allahu Téâlâ.]

 
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CLAVIER  


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Date de mis à jour
24 Ocak 2018 Çarşamba
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